LA DORAPHILIE – LE FETICHISME DE LA FOURRURE

fourure
LA DORAPHILIE – LE FETICHISME DE LA FOURRURE

Mal vu ces derniers temps, Nu sur le lit de fourrure – huile de Paul Sieffertsauf si la fourrure est synthétique (mais ce n’est plus de la fourrure !), le fétichisme de la fourrure existe bel et bien, et perdure malgré les appels de Brigitte Bardot. Il a un nom : la doraphilie.


LE FETICHISME DE LA FOURRURE

Vénus à la fourrure
Le plus célèbre doraphile est Léopold von Sacher-Masoch, et son ouvrage de référence la « Vénus à la fourrure ». Venus in furs de Maartje Seyferth et Victor Nieuwenhuijs «Parce qu’il n’est pas de folie plus délicieuse que celle qui vous fait envelopper votre corps délicat dans cette fourrure si sombre », écrit-il. La phrase, écrite par un homme, aurait pu l’être aussi par une femme, parlant d’elle-même. En effet, beaucoup de femmes apprécient le contact de la fourrure, de même qu’elles aiment en porter : résurgence d’un signe de richesse et d’élégance venu d’un autre temps. La femme peut être nue en dessous, et écarter les pans de son manteau sur nu à la fourrure – photo ancienne anonymesa nudité ou d’une semi nudité parée de sous-vêtements érotiques. C’est un « classique » de la sensualité chez certains couples. Souvent, la femme adjoint au port de la fourrure un parfum et des bijoux.

FEMME NUE ET FOURRURE

Amour sur la fourrure
En général, cette parade érotique est une invite aux jeux sexuels dans une atmosphère de luxe voluptueux. L’homme à qui cette mise en scène s’adresse peut donc goûter le spectacle sans être fourrure et sadomasochismespécialement doraphile… Cela nous amène à un plus grand classique encore, l’amour sur la fourrure. Celle-ci est étalée, et le plaisir de frotter son corps ou de simplement la toucher pendant l’étreinte est partagé par les deux (ou plus, si la fourrure est immense…) partenaires. Quand l’homme est doraphile, il est souvent « sacher-masochien », si l’on nous passe ce néologisme.

SOUMIS ET DOMINATRICE EN FOURRURE

Doraphilie
Etre aux pieds d’une femme dominante vêtue d’une fourrure suffit au soumis. La bestialité de la femme devient évidente (celle de l’homme aussi, mais dans un autre sens), et la femme se transforme en animal supérieur. Se transforme, disons-nous, car dans le cas de Sacher-Masoch, sa Vénus, certes troublée, est cependant tributaire du riche Léopold. Quoi qu’il en soit, transformation ou essence, la femme aimée par le doraphile expose sa beauté dans une parure de reine ou d’impératrice. Notons bien que la doraphilie, même celle d’un homme aux pieds de sa reine, ne se confond pas à proprement parler avec le sadomasochisme, puisqu’il s’agit d’un fétichisme qui procure du plaisir pur, et non une quelconque douleur. Bien sûr, un doraphile pourra être masochiste en même temps, et vice-versa…


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